Portage salarial et chômage : arrêter de croire aux fausses rumeurs
Entre le portage salarial et les droits au chômage, les fantasmes circulent plus vite que les faits. Certains consultants renoncent à de belles missions par peur de "perdre leurs droits". C'est absurde. Regardons froidement ce que disent vraiment la loi, la convention collective et France Travail.
Pourquoi le sujet portage salarial - chômage crispe autant
Chaque semaine, en région parisienne ou en PACA, on entend la même rengaine : "On m'a dit qu'avec le portage je perdais mes droits", "France Travail n'aime pas le portage salarial", "Je préfère rester en ARE et attendre". Pendant ce temps, des missions bien payées leur passent sous le nez.
Il faut le dire clairement : ce flou arrange surtout ceux qui n'ont pas pris le temps de lire les textes. Depuis la convention collective du portage salarial et les clarifications de l'Unédic, le cadre est posé. Ce qui manque, ce n'est pas la réglementation, c'est la pédagogie.
Ce que disent réellement les règles chômage pour le portage
Le portage salarial est bien reconnu par France Travail
Le portage salarial n'est plus une expérimentation exotique. C'est une forme d'emploi encadrée, avec une convention collective dédiée, reconnue par l'URSSAF, l'Unédic et France Travail.
En pratique, vous êtes salarié en CDI ou CDD de votre société de portage. Votre bulletin de paie ressemble à celui d'un salarié classique, vos cotisations assurance chômage sont versées comme pour n'importe quel contrat de travail. Quand votre contrat se termine, vous pouvez ouvrir ou recharger des droits, sous conditions d'affiliation, exactement comme dans un parcours salarié classique.
Pour ceux qui veulent vérifier, les textes officiels sont publics : l'Unédic a publié plusieurs circulaires et France Travail détaille les règles d'activité réduite et de cumul revenus/ARE sur son site (Unédic, Pôle emploi).
Le vrai sujet : comment s'enchaînent vos contrats
Là où les choses se compliquent, c'est moins sur le principe que sur la chronologie :
- Quel type de contrat utilisez‑vous en portage (CDI, CDD) ?
- Quelle est la durée de votre mission ?
- Avez‑vous déjà des droits ouverts à l'ARE ?
- Souhaitez‑vous les consommer maintenant, ou plutôt les recharger ?
C'est ce jeu d'équilibriste qui demande une vraie expertise. Chez PERFORMUS, on regarde de près les situations individuelles précisément pour ne pas laisser ces décisions à l'approximation.
Cumul portage salarial et ARE : dans quels cas c'est possible ?
Le cumul partiel : travailler sans couper totalement l'ARE
Dans de nombreuses configurations, vous pouvez cumuler partiellement un salaire de portage et une partie de vos allocations. Le principe, schématiquement :
- Vous déclarez chaque mois à France Travail le salaire net issu de votre activité de porté.
- Une partie de vos allocations est maintenue, en fonction du revenu d'activité (si vous travaillez à temps partiel).
- Les jours d'ARE non versés ne sont pas perdus, ils prolongent la durée de vos droits.
Autrement dit, vous ne faites pas "sauter" vos droits : vous les étalez différemment. Ce mécanisme d'activité réduite est un outil extrêmement puissant pour sécuriser une transition vers l'indépendance tout en bénéficiant du cadre du portage salarial.
Quand le cumul n'a aucun sens (et il faut l'assumer)
Il y a aussi des situations où le cumul est franchement inutile. Prenons un consultant IT senior en mission full time à Paris, facturé à un niveau de TJM élevé. Son salaire net de porté dépasse largement son allocation mensuelle. Chercher à "garder un bout d'ARE" dans ces conditions est impossible.
Dans ce cas, mieux vaut accepter l'évidence : la mission est rentable, les droits se rechargeront plus tard et se décaleront dans le temps, et la vraie priorité, c'est de sécuriser le contrat de portage, la facturation et le cash‑flow via une structure solide, idéalement labellisée Zéro Frais Cachés.
Actualité : la fin des bricolages autour du cumul chômage
Les derniers ajustements réglementaires sur le chômage des cadres indépendants, largement commentés fin 2025, ont fait une victime collatérale : les "montages maison" pour optimiser à l'extrême le cumul ARE + activité.
Beaucoup de freelances se sont retrouvés à discuter fiscalité et droit social sur des groupes LinkedIn, en suivant les conseils de parfaits inconnus. Résultat : des erreurs de déclaration, des indus à rembourser, parfois des contrôles. Pendant ce temps, les structures de portage salarial sérieuses, elles, recadrent leurs pratiques pour rester parfaitement alignées avec les nouvelles règles.
On peut le dire sans détour : la période du "on verra bien" est terminée. Le prochain qui vous explique, dans un open space ou un Slack, qu'il a trouvé une astuce magique pour ne jamais perdre un centime d'ARE, vous pouvez le laisser parler - mais pas le suivre.
Cas concret : une transition en douceur depuis la région PACA
Le parcours d'Isabelle, cheffe de projet basée à Sophia Antipolis
Isabelle, 42 ans, cheffe de projet digital, s'est retrouvée en fin de contrat dans un grand groupe de la technopole. Droits ouverts à l'ARE, inquiétude maximale à l'idée de "griller" cette sécurité. Lorsqu'elle décroche une mission de 6 mois à temps partiel, très bien rémunérée, elle hésite : freelance classique, portage, intérim ?
On a posé toutes les pièces du puzzle :
- Montant de son ARE mensuelle
- TJM proposé par le client final
- Durée prévisionnelle de la mission à temps partiel
- Probabilité de prolongation
- Projet de rester indépendante au‑delà de cette première mission
Conclusion : mise en place d'un portage en CDI, mission en activité réduite, calcul précis des revenus cumulés sur 12 mois. Résultat concret pour elle : plus de revenus qu'en restant au chômage, des droits prolongés et rechargés, et surtout aucune angoisse au moment de la prochaine négociation de mission.
Ce cas n'a rien d'exceptionnel. Il ressemble à ce qu'on voit chaque mois à Paris comme à Valbonne.
Les pièges classiques qui font perdre des droits
Confondre conseil Facebook et texte de loi
Le premier piège, c'est de prendre pour argent comptant ce qui se raconte sur les réseaux : "Mon pote a fait comme ça, ça passe", "Moi, France Travail m'a dit que...". Sans connaître le contrat exact, les dates, les montants, ces phrases ne veulent strictement rien dire.
Les seules sources sérieuses sont :
- Les textes officiels (Unédic, France Travail, convention collective de branche)
- Votre conseillère France Travail… à condition de préparer le rendez‑vous
- Une société de portage capable de chiffrer précisément les différents scénarios
Multiplier les micro‑missions sans vision globale
L'autre erreur fréquente, ce sont les missions ultra‑courtes en cascade, sans stratégie. Trois jours ici, deux semaines là, arrêt, reprise... On bricole. Administrativement, cela devient vite un cauchemar : déclarations multiples, bulletins dans tous les sens, calculs complexes côté France Travail.
Le portage salarial permet d'absorber une partie de cette complexité, mais il ne fait pas de miracle si, à la base, vous avancez sans boussole. D'où l'importance de poser noir sur blanc votre trajectoire professionnelle, pas seulement la prochaine facture.
Choisir la bonne société de portage pour sécuriser vos droits
Transparence, ingénierie salariale et accompagnement réel
Une bonne société de portage ne se contente pas de sortir des bulletins de paie. Elle :
- Explique les avantages du statut de salarié en portage (mutuelle, retraite, chômage...)
- Met en place une vraie ingénierie salariale pour optimiser votre rémunération
- Vérifie la cohérence entre vos souhaits (cumul ARE, sécurité, cash immédiat) et la structuration du contrat
- Reste disponible pour vous répondre... y compris quand vous paniquez la veille d'un rendez‑vous France Travail
Ce n'est pas un hasard si certaines structures décrochent des labels comme "Zéro Frais Cachés" : ce n'est pas du vernis marketing, c'est l'indicateur que les chiffres sont lisibles, que rien ne se fait dans l'ombre.
Vous pouvez d'ailleurs parcourir les informations détaillées du site Performus, jeter un œil à nos actualités ou voir comment nous intervenons selon les différents postes et dans nos secteurs clés. Tout est lié : la façon dont on parle de notre métier dit quelque chose de la façon dont on gère vos missions.
Comment avancer sans sacrifier ni vos droits ni vos ambitions
Au fond, la vraie question n'est pas "vais‑je perdre mes droits au chômage ?" mais "suis‑je prêt à rester immobile pour les conserver intacts... tout en regardant le marché avancer sans moi ?". Le portage salarial, correctement utilisé, permet d'éviter ce faux choix.
Si vous êtes en pleine réflexion, que vous soyez à Paris, en région PACA ou ailleurs, commencez par objectiver les choses : simulez un salaire, un TJM, comparez avec vos ARE, et confrontez ces chiffres à votre projet de vie. Vous pouvez utiliser les simulateurs présentés sur la page d'accueil (calcul de salaire et de TJM) puis échanger avec une équipe qui maîtrise à la fois le juridique, le social et la réalité du terrain via la rubrique Contact.
Les rumeurs continueront de circuler. Mais une fois que vous aurez mis vos propres chiffres en face des textes officiels, elles auront beaucoup moins de pouvoir sur vos décisions. Et c'est bien ça, le vrai luxe.